UN DERNIER VOEU FACE À LA MER

Un dernier voeu en fin de vie : revoir la mer

Ce reportage, je ne l’ai pas abordé comme les autres.

Parce que cette fois, il ne s’agissait ni d’un événement, ni d’une séance joyeuse, ni d’une histoire à enjoliver.
Il s’agissait d’une femme.
Et d’un dernier souhait, très simple : revoir la mer.

En juillet 2025, Véronique est hospitalisée à l’hôpital Saint-Grégoire depuis plusieurs mois. Son état est fragile. Elle est faible. Le temps est compté.
Mais au milieu de tout ça, une envie reste intacte : aller voir la mer. Une dernière fois.

À ce stade-là, sortir de l’hôpital n’a rien d’anodin. Ce n’est pas une promenade improvisée. Il faut une ambulance, une équipe médicale, des autorisations, du temps, de l’énergie. Et surtout, des gens prêts à s’engager pour que ce souhait ne reste pas juste une idée. C’est là que l’association l’emerveilleuse entre en jeu.

L’association Les Merveilleuses : rendre l’impossible possible

Sa fille, Camille, une collègue, décide alors de contacter l’association qui œuvre uniquement grâce aux dons, au bénévolat. Leur mission : exaucer les derniers vœux de personnes en fin de vie. Camille prévient les personnes les plus proches de sa maman et l’association s’occupe de tout le reste.

Direction la plage pour un dernier coucher du soleil

Quelques petits jours plus tard, direction la plage de Saint-Briac.

Véronique a quitté l’hôpital.
Autour d’elle, ses proches. La fatigue est là, la douleur aussi, mais elle tient. 

Sur le sable, rien d’extraordinaire et pourtant tout est là:
un pique-nique, un verre partagé, quelques rires, une chanson.
Des regards, des sourires, des mains serrées…

Et la mer.

Le soleil commence à descendre.

La lumière devient douce et dorée.

Chose que Véronique n’a pas fait depuis longtemps, elle se lève, aidée par sa fille, ses amies et fait quelques pas en direction de la mer. Elle a un regard tendre sur ce coucher de soleil, sa fille chérie, son petit-fils qui joue les pieds dans l’eau, insouciant.

Autour de Véronique, il n’y a pas que de la tristesse. Il y a aussi et surtout de l’amour.

Les bénévoles sont là aussi. Discrets, présents mais sans s’imposer, offrant bien plus qu’une organisation parfaite : ils offrent un moment de paix à Véronique mais aussi à ses proches.

Un adieu, simplement

Ce reportage, je ne l’oublierai pas.
Je suis repartie de cet hôpital différente.

Parce qu’on parle beaucoup de la mort, mais pas assez de la fin de vie. Pas assez de ces derniers moments qui comptent énormément pour ceux qui les vivent et ceux qui les accompagnent.

Et parce que des associations comme L’Émerveilleuse rendent possible ce qui, sans elles, ne le serait pas.

Ce soir-là, à Saint-Briac, ce n’était pas seulement un coucher de soleil.

C’était un adieu.
Doux.
Simple.
Une leçon d’amour, sans grand discours.


Véronique nous a quittés quelques semaines plus tard.


Une association portée par la générosité

Pour faire un don à l’association, l’émerveilleuse, c’est par ici. Grâce à vos dons, ils pourront continuer leur travail magnifique :

Merci à Camille pour sa confiance, et bravo à elle pour sa force.
C’est pour ces moments-là que je fais ce métier.
Pour figer des souvenirs, quand le temps passe et que certains manquent à l’appel.

Parce qu’au final, les souvenirs sont souvent ce qu’il nous reste de plus précieux quand les êtres chers ne sont plus là.